COMMENT PERDRE DU TEMPS SANS EN PERDRE

3 mai 2009

Un point de règlement…

LE « TOUR RENDU » SUR CREVAISON

Durant une course disputée sur circuit, on a la possibilité de changer de roue sur la ligne d’arrivée. En le faisant à cet endroit, sous les yeux des commissaires, on bénéficie, jusqu’à un nombre de tours avant l’arrivée déterminé à l’avance, de ce que l’on appelle un « tour rendu ». En clair, cela veut dire que le coureur victime d’une crevaison pourra rejoindre le peloton lorsque celui-ci franchira la ligne sans que lui soient imputés ni le temps perdu, ni le tour non accompli…

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Aux abords de la ligne d’arrivée, aidé par Jean-Claude Lavigne – le monsieur Bons Offices de l’US Créteil -, Yanice Cheriguene change de roue avant d’attendre d’être autorisé à réintégrer le peloton lorsque celui-ci repassera devant les commissaires de course… Dépanné à un autre endroit du circuit, le même coureur aurait perdu moins de temps… mais il en aurait perdu davantage !

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Table des braquets

19 octobre 2008

Tableau dynamique des DEVELOPPEMENTS
en fonction du DIAMETRE DES ROUES et des BRAQUETS disponibles

Table des braquets xls Quel braquet utiliser en fonction de mon vélo et de ma catégorie ? 

 

Quel est le développement maximum autorisé pour mon âge et ma catégorie (Poussin, Pupille, Benjamin, Minime, Cadet, Junior) ? De quelle manière ce développement évolue-t-il en fonction du diamètre des roues que j’utilise (il est induit par ma taille et les dimensions du cadre que celle-ci autorise) ? Ce tableau chapardé sur le site de la FFC vous permettra de répondre à toutes ces questions et à bien d’autres encore.

Bonnes routes, chemins et sentiers à tous !
Et bonnes courses aux compétiteurs !

 

 

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Récupérer après l’effort…

1 août 2008

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EXERCICES DE MANIABILITE pour JEUNES CYCLISTES

2 avril 2008

 

UN CHAMPION CYCLISTE

EST FORCEMENT UN CYCLISTE VIRTUOSE…

 

 

Un accident est si vite arrivé !

http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftYbC.html

mais il ne frappe pas seulement les moins doués !

Souvenez vous ! En juillet 2003, Beloki fait la descente pour Armstrong évidemment ravi qu’un adversaire si dangereux le gratifie d’une alliance tellement insensée. Complices pour accomplir leur méfait (le trou qu’ils creusent devant, d’autres doivent le combler derrière), les deux champions filent à tombeau ouvert quand la roue arrière de Beloki chasse sur le bitume liquéfié. L’Italien tente de maîtriser cette glissade qui l’emporte Dieu sait où, et finit néanmoins par chuter en manquant de très peu entraîner son compère dans sa déroute. Mais le Yankee parvient lui, à maîtriser son engin, à éviter l’homme au sol. Ses réflexes aiguisés, son art approfondi du pilotage lui ont évité une première catastrophe… pour le conduire dans un champ qu’il a l’audace heureuse de traverser sans encombre avant de commettre une erreur qui aurait pu avoir des conséquences gravissimes.

En quelques secondes, un Tour de France vient de se jouer,… à l’instinct ! Et l’on se rend compte – après coup ! – que c’est le corps de l’homme en jaune qui a réagi, que c’est lui qui a décidé ! mais pas sa tête, pas son intelligence qui, lorsqu’il a rejoint la route, battait encore la campagne, complètement larguée !

Après des centaines d’heures d’entraînement assidu et des milliers de kilomètres parcourus, Armstrong faisait corps avec sa machine. Ses doigts ont exercé la pression qu’il fallait sur les poignées de freins ; ses bras ont poussé et tiré le cintre dans le bon sens ; des épaules et des reins, il a préservé son équilibre et entraîné son vélo du bon côté… La chance a fait le reste.

Car il aurait suffi d’un rien en effet, pour que l’incident vire à la catastrophe mais, parce qu’il fut spectaculairement « maîtrisé » – et filmé – l’événement s’est retrouvé élevé au rang de prouesse et intégré à la geste et à l’iconographie du Tour à la mythologie duquel il participe désormais.

Car l’immense majorité des cyclistes sait très bien qu’à la place d’Armstrong elle serait allée caresser le bitume… et pas dans le sens du poil !

 

http://www.dailymotion.com/videoxurdl

 

Se préparer à affronter l’imprévu

Que ce soit lors d’une sortie dominicale en famille et en forêt, ou durant une course sur route, que ce soit à l’entraînement ou lors d’un de ses déplacements quotidiens, en ville ou sur un spot de trial, à petite ou à grande vitesse, un bon cycliste doit toujours être prêt à affronter l’imprévu. Une portière qui s’ouvre, un nid-de-poule que l’on n’avait pas vu, un écart dans le peloton, un chien qui erre sur la route, un spectateur qui prend une photo, un enfant qui échappe à la surveillance de ses parents, un bidon qui tombe, une chaussée couverte de gravillons, …, quand on n’a que deux roues pour tenir d’aplomb, les raisons de perdre l’équilibre sont légion ! Aussi faut-il toujours être en alerte (mais pas tendu), prêt et apte à réagir de manière appropriée. Une attitude et une aptitude qui se travaillent !

Arrêtez de vous la péter !

Je sais ! depuis que l’on vous a retiré les petites roues à l’arrière, vous pensez savoir faire du vélo ! Vous pédalez, vous allez de l’avant… et vous voilà tout content d’épater Maman ! Présomptueux va ! Je ne voudrais pas vous saper le moral, mais savoir faire du vélo ne se limite pas à rouler en ligne droite sur une route dégagée et plate comme la main ! Si vous en doutez, mais surtout sans chercher à les imiter d’emblée, jetez donc un regard sur les acrobaties dont sont capables les « Trialskings » ! Vous comprendrez alors combien il vous faudra travailler avant d’atteindre, dans votre domaine de prédilection, la route, un degré de maîtrise équivalent !

 

http://www.dailymotion.com/videoxjw9

 

Impressionnant, n’est-ce pas ?
Oui, mais à combien de gadins faut-il qu’un « Trialsking » survive pour parvenir à un tel niveau de pratique ?

 

http://www.dailymotion.com/videoxk9x

 

Allez, on s’en regarde un petit dernier avant de commencer à travailler !
Vous ne pensiez tout de même pas vous jeter du haut d’un mur tout de suite ? C’est trop fragile un vélo !

Image de prévisualisation YouTube

Le Street, c’est ouf !

Nul doute qu’avant d’arriver à un tel degré de virtuosité ces têtes brûlées de « Trialskings » ont dû fracasser bien des vélos et se briser quelques os ! Le Street c’est free ! le Street c’est fun ! certes, mais c’est aussi complètement ouf et, pour tout dire, absolument déraisonnable ! Pour vous éviter pareils excès, sources éventuelles de déboires irrémédiables, la Fédération Française de Cyclisme a décidément bien raison d’organiser des épreuves de maniabilité et d’aisance ! la FFC est bien inspirée de proposer à ses jeunes praticiens toute une kyrielle d’exercices adaptés à leurs capacités c’est-à-dire, à leur âge et à leur niveau.

Car s’il faut pour rouler dans un peloton lancé à pleine vitesse, des nerfs d’acier, des réflexes affûtés et une maîtrise parfaite de ses trajectoires comme de son allure, les qualités à développer doivent être travaillées méthodiquement, prudemment et très patiemment. Un Poussin, un Pupille ou un Benjamin a le temps d’acquérir ces compétences car pour lui, comme en matière de force et d’endurance, les vraies échéances sont encore lointaines. Dans ces catégories précoces, les pelotons ne sont pas si étoffés, le rythme pas si soutenu ou les parcours de cyclocross pas si techniques qu’il faille prendre le risque de brûler les étapes d’un apprentissage qui sera, d’ailleurs, d’autant plus efficace et mieux intégré qu’il sera progressif et répété…

Que vous soyez responsable de Club, entraîneur sportif, parent, jeune cycliste ou même praticien occasionnel, prenez le temps d’étudier les situations pédagogiques proposées par la FFC aux enfants qui fréquentent ses écoles de vélo. En fonction d’objectifs clairement définis – rouler droit, slalomer, effectuer des virages, des sauts, passer sous un obstacle, freiner, éviter, faire du surplace, ramasser, attraper, sprinter, s’élancer, s’arrêter, porter – , on y apprend à maîtriser son vélo à faible allure.

Eric Valadier

 

DEVELOPPEZ VOTRE HABILETE EN 50 LEÇONS

et améliorez vos performances lors des épreuves fédérales…

 

Voici une typologie des pratiques qu’un cycliste en école de vélo se doit de maîtriser avant d’aller se frotter à la concurrence au sein d’un peloton et la liste des exercices, simples, qui vont lui permettre d’étoffer son bagage cœnesthésique en même temps que ses compétences comportementales.

 

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IMPORTANT !

à IMPORTER !

 

Tous les schémas pour bien comprendre ce qui se passe sur une épreuve « jeux » !
Plein d’idées pour travailler en solo ou en groupe !

EXERCICES DE MANIABILITE pour JEUNES CYCLISTES dans Technique pdf jeuxffc.pdf

 

50 jeux d’adresse
50 épreuves normalisées
50 exercices de maîtrise
50 activités ludiques
50 situations pédagogiques
50 contextes d’apprentissage

 

DES EFFORTS CALIBRES… MÊME EN COMPETITION !

18 mars 2008

POUR NE PAS FAIRE N’IMPORTE QUOI : UN CADRE REGLEMENTAIRE

 

Il n’est évidemment pas souhaitable qu’un enfant produise le même effort qu’un adulte ou qu’un adolescent. Cela nuirait à sa croissance comme à son évolution sportive ultérieure. C’est pour cela, pour éviter tout excès de zèle et tout risque de dérapage, que la Fédération Française de Cyclisme a élaboré une trame dont se servent tous les Clubs placés sous sa tutelle. Ainsi, lorsqu’ils organisent une compétition, les cadres qui conçoivent les parcours veillent à rester dans les critères d’effort raisonnable, c’est-à-dire non préjudiciable, que la FFC impose comme garde-fous à ses affiliés.

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FAIRE DE SA PASSION UNE PROFESSION…

28 février 2008

Poussins, Pupilles, Benjamins, …
Portés par les logiques hebdomadaires ou annuelles des compétitions auxquelles ils participent et des catégories dans lesquelles ils les disputent, les jeunes passionnés de vélo vont participer à toujours plus de courses et s’aguerrir à chaque saison un peu plus… Loin de s’atténuer, la passion qu’ils éprouvent pour le vélo et la compétition ne fera au contraire que prospérer et, forcément, tous ces jeunes exaltés rêveront de devenir des champions.

Minimes, Cadets, Juniors, Espoirs, …
Mais comment devient-on un champion ? En suivant la filière fédérale de progression et en remportant des courses ! En faisant des merveilles lors d’une journée de détection ! Il y a des gens qui surveillent les graines de champion ! qui se déplacent lors des compétitions ! qui analysent les statistiques d’arrivée ! Si l’on est bon, vraiment très bon, on peut être abordé pour intégrer une équipe nationale ! pressenti par une équipe professionnelle ! Allez savoir !

D’autres voies sont possibles
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Mais en matière de cyclisme, la concurrence est extrêmement dure et s’il y a beaucoup de vocations, il n’y a que fort peu d’élus. Aussi, certains décident-ils d’augmenter leurs chances de sélection tout en se ménageant des voies de sorties connexes. Intelligemment, ils vont tenter d’intégrer des filières d’enseignement plus orientées vers le sport ou plus conciliantes envers les sportifs et leurs besoins spécifiques d’entraînement. Dès le collège et le lycée, ces cyclistes passionnés et méthodiques vont chercher à mettre le cyclisme, leur passion, au cœur de leur cursus généraliste. Dans le cadre des « Pôles Espoir » et des « Pôles France », répartis dans tout l’hexagone et jusqu’à Nouméa, 21 établissements spécialisés permettent à ces cyclistes conséquents de profiter d’horaires aménagés ou d’intégrer des « sections sportives ». Mais hélas, la sélection est déjà terrible à ce niveau puisque seuls les cyclistes figurant sur les listes « Espoirs » ou « Sportifs de haut niveau » du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative ont la possibilité d’intégrer ces viviers d’excellence.

Faire partager sa passion
Le Bac en poche, avec un bon niveau de pratique cycliste et si l’on a envie de faire partager son amour du vélo, on peut aussi choisir de passer son BEES (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif). Cette formation, qui a l’avantage d’être modulaire et progressive, puisqu’elle comporte trois niveaux auxquels on ne peut normalement accéder qu’après un certain temps de pratique aux paliers antérieurs, ouvre la voie vers les métiers d’Educateur ou de Cadre Sportif, d’Entraîneur ou de Directeur Technique… Des voies d’accès privilégiées sont réservées aux sportifs de haut niveau.
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Dans l’enseignement supérieur aussi !
Après le Bac, toujours avec la même logique d’intégration des cursus sportifs et d’enseignement, c’est plutôt la filière des STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) qu’il convient de privilégier. Cette filière dans laquelle, en plus de pratiquer beaucoup de sport, on étudie la Biologie, l’Anatomie ou la Physiologie est plus spécifiquement destinée à ceux qui veulent devenir professeur de sport dans l’Education Nationale. Tandis qu’au niveau du DEUG, des équivalences permettent de rejoindre la formation en BEES, au niveau licence, on a la possibilité de passer le CAPEPS qui ouvre le droit d’enseigner.

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Et la mécanique vélo !
Mais parce que tous les passionnés de sport ne sont pas forcément obnubilés par leurs études, parce que focalisés sur leur pratique, certains d’entre eux commettent l’erreur de négliger leur scolarité, je me garderai bien dans cette présentation d’oublier les formations courtes. Que ce soit au sein d’un lycée professionnel, d’un Centre de Formation des Apprentis ou dans un Centre de Formation pour Adultes, diverses filières permettent de devenir mécanien vélo, réparateur et vendeur de cycles, en obtenant un CAP ou un BEP en mécanique cycle. Et au train où vont les choses, ces métiers seront bientôt des métiers en or !
Des précisions à apporter ? des commentaires à faire ? une expérience à partager ? N’hésitez pas à me contacter afin que toutes les personnes intéressées puissent en bénéficier.

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS

Je vous invite à visiter le site de l’INSEP (Institut National du Sport et de l’Education Physique) qui dans sa rubrique : « se former à l’INSEP » dresse le tableau des formations qu’elle dispense. Dès le lycée, cela démarre avec des partenariats développés avec divers établissements du Val de Marne qui ouvrent, dans les sections S, ES ou L, sur des BEP Vente et BAC Pro Commerce ou des BTS plus pointus (BTS Management des Unités Commerciales, BTS Informatique de Gestion). Sans surprise, avec ses cursus STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), l’INSEP prépare aux métiers d’entraîneur, de professeur de sport ou d’éducateur sportif. Plus inattendus, vous découvrirez aussi que l’établissement propose également de former des journalistes sportifs et des chargées de communication (partenariat avec le CFJ) ainsi que des managers de structures sportives…

https://extra.insep.info/content/

 

 

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DES STRUCTURES POUR PROGRESSER… ET SE PRESERVER

27 février 2008

 

À l’assaut de l’échelle des valeurs…

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Initier, former, faire aimer…

La Fédération Française de Cyclisme compte quelque 2530 Clubs mais à peine plus de 450 Écoles de Vélo… Ce n’est évidemment pas assez, mais ces structures mises en place pour initier à notre sport les enfants de 7 à 14 ans permettent tout de même à quelques milliers d’entre eux de pratiquer une activité physique, de découvrir les diverses disciplines du cyclisme et, s’ils en manifestent le désir, de disputer leurs premières compétitions… C’est très loin d’être négligeable.

Dans un contexte calibré pour être en adéquation avec leur énorme pouvoir d’intégration nerveuse, un potentiel d’attention limité à une vingtaine de minutes et des capacités physiques qui ne sont évidemment pas comparables à celles des adultes, les jeunes cyclistes apprennent les rudiments techniques liés à notre activité ainsi que leurs diverses expressions dans des domaines aussi variés et motivants que le cyclo cross, la route et la piste. Entourés d’enfants de leur âge, c’est dans des conditions pédagogiques et de sécurité optimales que ces enthousiastes font leurs premières armes.

L’étoffe des Héros

Si le Club dans lequel ils sont inscrits est sympa, si l’entraîneur qui les cadre et qui les forme a un peu d’aura personnelle et de compétence professionnelle – et c’est très largement le cas à l’USM Gagny où les enfants peuvent s’appuyer sur l’expérience technique et les qualités humaines de Gérard Dendecker ! – les jeunes ont vite fait de s’enticher de cyclisme. Enchantés par une pratique qui leur semble facile de prime abord, motivés par les jeux et les petites joutes auxquels ils participent, les jeunes cyclistes vont s’attacher à une pratique sportive qui, au départ, sollicite leur adresse et leur esprit ludique tout autant que leurs forces.

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Ils apprécient d’autant plus cette activité sportive qu’ils sont parés d’une tenue spécifique, une vraie livrée de champion puisqu’elle est singulière et qu’elle leur permet d’arborer les couleurs du Club dans lequel ils sont inscrits. Ils en tirent une immense fierté ! et un indubitable attachement à leur groupe d’amis et à leur Club ! Sans en parler, les jeunes cyclistes vont peu à peu commencer à « se la raconter », à avoir des ambitions. En effet, pétris d’orgueil tout autant que de doutes et de craintes, ils vont bientôt avoir envie de participer à une course afin d’étalonner leurs capacités. « Pour voir ce qu’ils valent ! ». En général, ils vont y prendre goût.

La compétition, ça forge les caractères !

L’enfant qui « tâte » de la compétition et qui aime ça va immanquablement penser qu’il a l’étoffe des héros. C’est normal. Porté par sa passion, s’identifiant aux athlètes de haut niveau dont il peut suivre les exploits à la télé ou dans les journaux, désireux de surclasser ses rivaux et de fiabiliser sa valeur en gagnant des places et en remportant des médailles, le compétiteur débutant va pouvoir se confronter à d’autres passionnés de son âge. Avec une excitation riche d’émotions contradictoires, il va « frotter » son ego contre celui des autres qui, de leur côté, ne voudront évidemment rien lui céder. Ça va faire des étincelles !

L’enfant ne sortira pas forcément vainqueur de ces confrontations, mais invité à lutter d’égal à égal avec ses concurrents, il apprendra une foule de choses sur lui-même et sur les autres…

De tout son corps, de tout son cœur, en mobilisant toute sa volonté et toute son intelligence, le champion en herbe va pouvoir s’investir dans ces luttes codifiées dont l’issue n’est jamais certaine. Course après course, il va pouvoir vérifier que les hiérarchies qui semblaient les mieux établies peuvent être bouleversées par les aléas de la course ou, plus certainement, être infléchies à force de travail et de réflexion…

Calibration et gestion de l’effort

Abandonné à lui-même,
le jeune compétiteur s’entraînerait trop,
trop dur et trop longtemps.
Tenté de « trop en faire »,
il verserait dans le « mal faire »
et brûlerait ses jeunes forces,
consumerait son potentiel…

Poussé par sa soif de réussite et l’exaltation que provoque la compétition, notre jeune compétiteur serait alors tenté de « trop en faire ». Livré à lui-même, il verserait vraisemblablement dans le « mal faire ». Il s’entraînerait trop, trop dur et trop longtemps. Sans s’en rendre compte, il brûlerait ses jeunes forces, consumerait son potentiel.

Les structures associatives et fédérales sont justement là pour tempérer et domestiquer sa boulimie d’efforts et de victoire.

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Afin de préserver les potentiels d’individus en pleine croissance, la FFC met en place des épreuves calibrées…

En effet, que ce soit au sein de son Ecole de Vélo ou lors des épreuves fédérales, l’enfant évolue toujours dans des environnements dont il est à la fois l’alpha et l’oméga, le gabarit et le projet. Car même si l’on y exalte le goût de l’effort et l’esprit de compétition, ces univers sont d’une certaine manière « protégés » car spécifiquement conçus pour tenir compte des capacités de l’enfant en croissance et pour préserver ses possibilités d’évolution. Dans ces contextes « règlementés », tout est fait pour que le potentiel instantané du jeune cycliste ne prenne jamais le pas sur son potentiel différé, celui qu’il ne pourra atteindre qu’en suivant un entraînement réfléchi, c’est-à-dire appliqué mais ludique, formaté mais inventif, patient mais déterminé, soumis à divers aléas mais toujours structuré…

Vers une autonomie maîtrisée…

Par des exercices méthodiques dont on lui expliquera toujours les objectifs et dont il comprendra toujours mieux la portée, le jeune cycliste apprendra comment on gère un entraînement en fonction de principes généraux et de projets spécifiques. De la sorte, en intégrant les règles d’un entraînement bien conçu, il se préparera à plus d’indépendance et à plus d’intelligence dans l’autonomie.

Que ce soit à l’entraînement ou bien en course, au contact de ses adversaires et de ses copains, guidé par les conseils puis les analyses et les commentaires de son entraîneur, le jeune cycliste va également apprendre à maîtriser son impulsivité et sa boulimie d’efforts, à ne pas s’effrayer des périodes de stagnation qu’il traversera forcément ou des contre-performances dont son parcours sera immanquablement semé.

Vivre sa passion, épanouir sa personnalité…

Ainsi, en multipliant les expériences, le jeune cycliste ne va pas simplement appréhender de nouvelles situations de course et s’adapter à des configurations inédites de l’adversité ou du terrain. Il va également pouvoir, dans un contexte où l’on s’inquiète encore plus de lui que de ses résultats, apprendre à gérer le stress de l’attente et celui de la course, à assumer ses victoires, les réflexions des adversaires ou les commentaires des parents… Dans le contexte propice de son Ecole de vélo, le jeune passionné va par son action consciente, constante et volontaire, , harmonieusement développer son potentiel physique, ses capacités d’analyse et la maîtrise de ses émotions toutes choses qui, vous en conviendrez, ne sont pas seulement utiles « pour le vélo ». Pas à pas, sans s’impatienter, il va apprendre à devenir sinon un champion, au moins un homme raisonnable et confiant en ses capacités.

Eric Valadier

 

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Remerciements

À ses élèves de l’USM Gagny, Gérard Dendecker ne propose pas qu’une activité physique et un renforcement musculaire, il ne transmet pas simplement des techniques. Par son enseignement aussi prévenant qu’exigeant, il apprend aux jeunes sous sa responsabilité à développer une autonomie pleine d’intelligence et de caractère. Il leur enseigne à cultiver une mentalité et des actions positives, conscientes, constantes et volontaires. Puissent beaucoup d’enfants bénéficier de cette même qualité d’encadrement dans les Clubs où ils évoluent.

CYCLING VOCABULARY (4)

19 février 2008

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CYCLING VOCABULARY (3)

14 février 2008

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CYCLING VOCABULARY (2)

14 février 2008

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